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Atelier en groupe : les questions que l'on nous pose le plus souvent

Faut-il savoir se servir d'un ordinateur pour venir ? Julien Dubois répond à la question qu'on lui pose le plus avant un atelier, avec des exemples tirés des séances en bibliothèque.

Julien Dubois

5 min de lecture

Atelier en groupe : les questions que l'on nous pose le plus souvent

La question qui revient à chaque séance

Presque chaque semaine, quelqu'un me téléphone ou me lance en début de séance : « Je ne sais rien faire, est-ce que j'aurai ma place ? » Je comprends cette hésitation. Quand on a longtemps entendu parler de Cloud, de pare-feu ou de navigateur sans que personne ne prenne le temps de les expliquer, on finit par croire que tout le monde sait sauf soi.

La réponse est oui, et elle est simple : les ateliers de Mots Clairs sont conçus pour celles et ceux qui partent de très peu. Nous les animons dans des bibliothèques, des espaces publics numériques et des universités des aînés, des lieux calmes où personne ne vous regarde faire. Vous n'avez rien à prouver à l'entrée.

Cet article répond à cette question de départ en détail, parce qu'elle contient en réalité plusieurs petites questions : que faut-il apporter, à quelle vitesse avance-t-on, et que se passe-t-il quand on ne comprend pas un mot.

Que faut-il apporter le jour de l'atelier

Vous pouvez venir les mains vides. Si vous possédez une tablette, un ordinateur portable ou un GSM, apportez-le : nous partons alors de votre propre appareil, ce qui vous évite de réapprendre ailleurs ce que vous utilisez chez vous. Si vous n'en avez pas, le lieu d'accueil dispose en général de postes que vous pouvez utiliser pendant la séance.

Un carnet et un stylo restent très utiles. Beaucoup de participants notent un mot, dessinent la comparaison que nous avons employée, puis la relisent le soir. Nous distribuons aussi des fiches reprenant les termes vus ensemble, pour que vous ne dépendiez pas de votre mémoire.

Si vous avez reçu récemment un message qui vous a inquiété, une fenêtre d'alerte ou un courriel étrange, apportez-le ou notez-le. Il devient souvent le meilleur exemple de la séance, parce qu'il vous concerne directement.

  • Votre appareil, s'il en existe un chez vous
  • Un carnet et un stylo
  • Un message d'alerte qui vous a posé question

Le rythme : personne n'est pressé

Un atelier n'est pas un cours où l'on suit un programme coûte que coûte. Je règle mon allure sur la personne qui avance le plus doucement, et cela ne gêne jamais les autres : ceux qui comprennent vite en profitent pour poser des questions plus fines, ou pour aider leur voisin, ce qu'ils font volontiers.

Concrètement, nous prenons un seul sujet à la fois. Une séance peut être consacrée à la boîte aux lettres électronique, avec la comparaison de la boîte aux lettres de la rue, puis à ce qu'est un courrier indésirable. Nous revenons en arrière aussi souvent que nécessaire, sans soupir et sans commentaire.

Chacun peut m'interrompre à tout moment. Une question qui paraît petite est presque toujours partagée par la moitié de la salle, et c'est elle qui fait avancer le groupe.

Quand un mot reste obscur

Cela arrive à tout le monde, y compris à moi lorsqu'un terme nouveau apparaît. Dans ce cas, nous cherchons ensemble une image de la vie courante. Un cookie devient le petit papier que le commerçant glisse dans son tiroir pour se souvenir de vous ; une mise à jour, l'entretien annuel de la chaudière.

Si l'image ne parle pas, j'en propose une autre, jusqu'à ce que l'une d'elles vous convienne. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise comparaison, seulement celle qui vous aide à retenir. Certains participants inventent même la leur, et nous l'adoptons pour le reste de la séance.

Après l'atelier, les mots restent accessibles dans le dictionnaire illustré en ligne, avec leur guide de prononciation audio, et dans le glossaire imprimé que vous pouvez garder près de l'ordinateur.

Ce qu'on retient d'un atelier, concrètement

Ne vous attendez pas à repartir expert. Ce que vous emportez, c'est surtout de l'aisance : pouvoir lire un message à l'écran sans craindre de tout casser, savoir pourquoi une fenêtre vous demande d'accepter ou de refuser, oser poser une question à un conseiller en agence ou à un petit-fils sans avoir peur de paraître ignorant.

Les participants me disent souvent que le plus grand changement est dans l'attitude. On passe de « je n'y touche pas, au cas où » à « je regarde ce que cela dit, et je décide ». Cette prudence éclairée vaut mieux que n'importe quelle liste de manipulations apprises par cœur.

Nous ne promettons pas de résultat chiffré, car chacun arrive avec son histoire. Mais la plupart des gens repartent avec trois ou quatre mots devenus clairs, et l'envie de revenir pour les suivants.

Comment s'inscrire et à quoi s'attendre

Les séances ont lieu dans les lieux partenaires de la région. Pour connaître la prochaine date près de chez vous, le plus simple est de passer par la page de contact du site ou de téléphoner au 069 22 41 87 : on vous répond directement et sans jargon.

Les groupes restent de taille raisonnable afin que chacun puisse parler. Vous serez accueilli par quelqu'un, installé à une table, et la séance commence par un tour de table où personne n'est obligé de se présenter longuement. Un prénom suffit.

Si vous hésitez encore, venez en observateur pour une première rencontre. Beaucoup de personnes commencent ainsi, puis s'installent au deuxième atelier.

  • Contact par la page prévue à cet effet ou par téléphone
  • Petits groupes, tour de table sans obligation
  • Première venue possible en simple observateur

La question « aurai-je ma place ? » mérite une réponse franche : oui, quel que soit votre point de départ. Un atelier ne sert pas à prouver ce que vous savez, mais à rendre clair ce qui ne l'était pas. Venez avec vos doutes et votre curiosité, nous nous occupons du reste, à votre rythme et avec des mots que vous pourrez réutiliser chez vous.

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